
Il ne reste qu’une dizaine de jours avant le coup d’envoi de la COP26 Ă Glasgow. L’occasion pour l’Office europĂ©en des brevets (OEB) de se pencher sur le “bulletin recyclage” du plastique et des bioplastiques. Au niveau europĂ©en, la Belgique se classe très bien dans ce domaine.
L’Ă©tude de l’OEB, intitulĂ©e “Brevets et plastiques de demain : tendances mondiales en matière d’innovation dans les domaines du recyclage, de l’Ă©co-conception et des sources alternatives”, montre qu’entre 2010 et 2019, la Belgique a contribuĂ© Ă hauteur de 5,7% de toutes les familles de brevets internationales (ou FBI, celle-ci reprĂ©sente une invention pour laquelle des demandes de brevets ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es dans au moins deux offices de brevets dans le monde) dĂ©posĂ©es par les pays de l’UE dans le domaine du recyclage du plastique. Dans les bioplastiques, la part belge monte Ă 4,9% souligne le communiquĂ© de l’OEB.
…
L’Ă©tude de l’OEB, intitulĂ©e “Brevets et plastiques de demain : tendances mondiales en matière d’innovation dans les domaines du recyclage, de l’Ă©co-conception et des sources alternatives”, montre qu’entre 2010 et 2019, la Belgique a contribuĂ© Ă hauteur de 5,7% de toutes les familles de brevets internationales (ou FBI, celle-ci reprĂ©sente une invention pour laquelle des demandes de brevets ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es dans au moins deux offices de brevets dans le monde) dĂ©posĂ©es par les pays de l’UE dans le domaine du recyclage du plastique. Dans les bioplastiques, la part belge monte Ă 4,9% souligne le communiquĂ© de l’OEB. De 2010 Ă 2019, l’Europe et les Etats-Unis ont jouĂ© un rĂ´le important en matière d’innovation dans le recyclage du plastique et des plastiques alternatifs, puisqu’ensemble ils reprĂ©sentent 60% des brevets (30% chacun) dĂ©posĂ©s dans le monde dans ces secteurs. La Belgique se distingue comme le pays de l’UE “le plus spĂ©cialisĂ© Ă la fois dans le recyclage du plastique et dans les bioplastiques”. En effet, la part des demandes de brevets belges dĂ©posĂ©s par les entreprises et instituts de recherches dans ces deux domaines, rapportĂ©e au total belge, est la plus Ă©levĂ©e d’Europe. Tandis que l’Allemagne et la France reprĂ©sentent les plus gros contributeurs europĂ©ens, tant concernant les technologies de recyclage du plastique (respectivement 32% et 17%) que les bioplastiques (34% et 22%). [Schema]L’Ă©conomie circulaire des plastiques, le Graal”Bien que les plastiques jouent un rĂ´le essentiel dans notre Ă©conomie, la pollution qu’ils engendrent menace les Ă©cosystèmes du monde entier”, a dĂ©clarĂ© le PrĂ©sident de l’OEB, AntĂłnio Campinos. “La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons aborder ce dĂ©fi grâce Ă l’innovation, qui favorise la transition vers un modèle circulaire. Cette Ă©tude fournit des Ă©lĂ©ments-clĂ©s sur de nombreuses technologies prometteuses permettant de rĂ©utiliser, recycler et biodĂ©grader les produits en plastique. Elle met en lumière les capacitĂ©s innovatrices de l’Europe dans ce secteur, mais montre que beaucoup de progrès restent Ă faire pour concrĂ©tiser et commercialiser cette recherche europĂ©enne Ă la pointe de l’innovation”. Un avis sur l’Ă©conomie circulaire des plastiques que partage Valipac. En effet, l’ASBL Valipac de par sa position privilĂ©giĂ©e en Europe, collecte les informations sur les emballages industriels et s’en occupe spĂ©cifiquement. Aujourd’hui, selon l’organisation, 80% du volume des emballages industriels mis sur le marchĂ© sont rĂ©utilisables. Et de souligner que l’industrie belge peut dĂ©sormais se targuer d’un taux de recyclage de 90,5% pour les emballages Ă usage unique (des chiffres de 2020).Outre la traçabilitĂ© des dĂ©chets, les autres chevaux de bataille de l’ASBL sont de promouvoir le recyclage local (chez nous et en Europe), afin d’arriver Ă terme Ă ne plus dĂ©pendre de l’Asie pour cela, mais surtout l’Ă©conomie circulaire de ces dĂ©chets industriels. A savoir trouver des solutions avec leurs partenaires afin de “recycler et rĂ©utiliser au maximum les emballages industriels”. Un exemple parmi d’autres est le film “rĂ©tractable circulaire fabriquĂ©e pour moitiĂ© Ă partir de matière recyclĂ©e et pour l’autre moitiĂ© d’un mĂ©lange de polymères vierges.” S’il est testĂ© depuis 2019 par l’entreprise de matĂ©riaux de construction, Wienerberger, Valipac assure que le procĂ©dĂ©, mĂ©langeant pour moitiĂ© des polymères vierges avec 50 autres pour cent de matière recyclĂ©e, est Ă©conomiquement rentable. Et de conclure que ce film rĂ©tractable circulaire n’a pas Ă©tĂ© brevetĂ©. Une dĂ©cision mĂ»rement rĂ©flĂ©chie afin de favoriser sa dissĂ©mination en masse.LIRE AUSSI: L’Europe en retard sur ses objectifs de recyclage de plastiques




